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Textes écrits ou notés par Michel DALMAZZO pour la peine de les écrire ou le plaisir de les lire.

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Mon âme

L'âme? L'âme!
Le mot ne fait pas recette.

Petit à petit, le mot s’ankylose et se désuétise.
Bientôt, il sera moyenâgeux et, dans quelques années, on l’aura complètement oublié.
Pourtant…Pourtant, je sais une mienne expérience qu’il me serait bien impossible d’expliquer sans utiliser très précisément ce mot.
Jugez en vous-même.
J’attends de pied ferme les physiciens, les analystes et autres faiseurs d’histoires.
Trop de travail faisant, j’avais décidé de profiter de quelques congés ensoleillés pour me reposer au bord de la mer.
Je pourrais dire que la contemplation d’un grand liquide bleu apaise l’âme (c’est bien connu), mais, compte tenu du sujet qui m’amène (l'âme), je prétexterai simplement que l’air marin est bon pour la santé.
Je flânais sur la plage déserte, une joue caressée par les embruns et l’autre par les rayons d’un soleil bienveillant, quand, devant moi, presque nue, une déesse jaillit de l’onde.
Je sais. La scène fait penser à un certain James Bond 007 contre le Docteur No, quand Ursula Andress sort de l’eau. C’est ça. Presque ça. En plus moderne pour le maillot de bain, et en plus vaporeux pour la démarche.
Elle venait à moi.
J’allai à elle.
Nous nous arrêtâmes à quelques centimètres l’un de l’autre sans avoir prononcé une syllabe. La mer a reculé. Les nuages ont disparu. Un rayon de soleil nous a enlacés.
Alors, comme si cela était inévitable, j’ai approché doucement mes lèvres de ses lèvres.
Comme si cela était inévitable, elle a posé ses lèvres sur mes lèvres.
Comme si cela était inévitable, nous nous sommes étendus sur le sable.
Notre étreinte dura, dura, dura.
Je ne sais comment j’ai réussi à retrouver mes esprits et lui poser cette question : qui es-tu, déesse de beauté et d’amour ? (Je ne résiste pas à la poésie la plus grandiloquente dans mes moments d’extase).
Je suis, me répondit-elle d’une voix symphonieuse (tout autant symphonique qu’harmonieuse), une âme qui errait, en quête d’existence…
Une âme ! Une âme ! Voilà le mot !
Elle n’a pas dit: Je suis une pensée, un esprit, un fantôme…
Et qui aurait pu la croire ?
Aucune vapeur, aucune hallucination ou, que sais-je encore, aucun fantasme, aucun désespoir, aucune fantaisie dépressive n’aurait pu laisser cette marque dans mon cœur. Mes sens m’auraient traité de fou et expulsé de ce corps où ils avaient pris le pouvoir. Aujourd’hui je serais là-bas, sur cette plage, misérable, errant, tel une âme solitaire espérant une nouvelle existence.
Alors ?
The right word in the right place! Comme disent nos anglais cousins. Ceux qui doutent de la justesse du mot méritent ce que je pense!

© M.DALMAZZO
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T
always i read and re read with great pleasure your stories....thank you for sharing.!!!!
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M
<br /> Je connais facebook. L'expérience m'a montré que les habitués de facebook ont du mal à lire un texte de plus d'un demi écran.. Pour preuve ces exercices.. dont je ne raffole pas... même si, à l'ère<br /> de l'iPhone et de l'Ipad, on peut penser que c'est celà l'avenir..<br /> <br /> <br />
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E
<br /> toutes les semaines sur Facebook les abonnés du jeu des mots..tion proposent un mot .Chacun doit créer un texte sur le thème de son choix contenant les mots proposés..<br /> Bel exercice et quelques contorsions pour tenir la route avec des choses aussi disparates que bikini ,ravioli etc..<br /> mais quand on aime...<br /> <br /> <br />
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M
<br /> Elle, j'adore ton texte.<br /> Juste un petit reproche. La phrase de conclusion: vendre ? Pourquoi ne pas céder au romantisme: "je venais de lui donner mon âme" ?<br /> Je regrette par ailleurs la signature (elle), impersonnelle, voire anonyme, elle ne pousse pas à la discussion.<br /> <br /> <br />
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E
<br /> "LASCIATE OGNI SPERANZA VOI QU'ENTRATE"s'inscrivait au fronton d'une porte, vers légendaires de DANTE ,lettres un peu effacées..<br /> L'étrange bâtisse se profilait au firmament éclairé par une faible lanterne lunaire projetant aux nuages une mosaique d'ombres noires et grises .Au mur écaillé ,un lierre s'agrippait<br /> désèspérément..La danse des chatons d'un saule échevelé apportait juste un souffle de vie au paysage figé.<br /> J'avais gravi le chemin rocailleux taillé dans le granit aux figures de gorgones, après avoir longé une jolie plage .Chemin faisant ,nulle rencontre ,seul un chien famélique,oreilles basses et<br /> poils hérissé qui s'enfuit en hurlant à la mort. Férue d'éthologie ,je savais que ces signes traduisaient sa peur mais plus rien n'avait prise sur moi.<br /> Aurais -je pu hésiter sur le seuil de ce passage vers l'inconnu?<br /> Un instant, je me remémorai je grenier de la maison de vacances ,dont je venais d'hériter d'un parent éloigné ,avec son coffre de chène sombre sculpté de dragons .Il m'avait fallu de la patience<br /> pour réussir à ouvrir la serrure rouillée..<br /> Fouillis de vieilleries ,linges brodés, fichus de grand-mères peints de griffons.Vieux papiers jaunis par le temps, recueils de poésies,lettres ,dessins et caricatures malhabiles.Des photos<br /> aussi,fillette enrubannée au bras d'une mère poule la couvant du regard,jeune fille éthérée par la consomption,photo d'une tombe fleurie ou on avait surement dû l'inhumer,garçonnet et son<br /> ballon,joueur d'échec en costume suranné, perdu dans son jeu...Seules la photo d'une jeune femme en bikini et une boite de raviolis périmée, jurant dans ce fouillis ,attestaient d'une visite<br /> récente en ce lieu.<br /> Et enfin.. cette enveloppe cachetée avec mon prénom calligraphié en lettres voluptueuses.<br /> comment empêcher la curiosité de me dévorer au point de réussir à me faire oublier mon départ qui approchait?Etait -ce une plaisanterie?<br /> je ne luttais plus ,j'étais sous hypnose, les lettres dansaient devant mes yeux s'étiraient en arabesques folles ,se contorsionnaient en serpents enlacés ??<br /> Fascinée,dépossédée de ma lucidité,enivrée d'odeurs étranges , j'ouvris...<br /> Par quel prodige ce que je lus ,dans la faible lueur du soleil couchant que filtrait la lucarne , allait aliéner toute liberté de penser et m'amener à la rupture avec tout ce qui faisait ma vie à<br /> ce jour.<br /> Désormais ,j e n'avais plus qu'un but, plus qu'une voie ,plus qu'un chemin tracé ,celui qui me menait à cette porte sombre ..<br /> <br /> Comme si l'on avait deviné ma présence ,les deux battants s'ouvrirent en grinçant...<br /> Une lumière s'intensifia.Sur une estrade tendue de rouge un orchestre se mit à jouer..<br /> Beau ,ténébreux,envoutant mon cavalier s'avança et me mena devant une psyché...<br /> J'étais belle, j'étais jeune.....<br /> <br /> Je venais de lui vendre mon âme....<br /> <br /> <br />
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